top of page

À quelle fréquence avoir des relations sexuelles ? Existe-t-il une norme ?

Photo du rédacteur: Laura Mertens
Laura Mertens
31 août
3 min de lecture

« On fait l’amour seulement une fois par semaine… Est-ce normal ? »

« Mon/ma partenaire aimerait plus souvent que moi… Est-ce un problème ? »

« Les autres couples ont-ils plus de rapports que nous ? »


La question de la fréquence des rapports sexuels revient très souvent dans les questionnements autour de la sexualité et du couple.


Pourtant, il n’existe pas de nombre de rapports sexuels qu’un couple devrait avoir pour être considéré comme « normal ».


La sexualité n’est pas une compétition, et la fréquence ne permet pas à elle seule de mesurer la qualité d’une relation ou l’intensité des sentiments.


calculer la fréquence

Existe-t-il une fréquence idéale ?


NON


Certains couples ont des rapports plusieurs fois par semaine, d’autres quelques fois par mois, et certains beaucoup plus rarement.


Certaines personnes ont également peu ou pas de rapports sexuels pendant certaines périodes de leur vie.


Toutes ces situations peuvent être parfaitement compatibles avec une sexualité satisfaisante.


Ce qui compte davantage que le nombre, c’est la manière dont cette fréquence est vécue par les personnes concernées.


Alors pourquoi cherche-t-on autant une « norme » ?


Nous sommes entourés de représentations de la sexualité : réseaux sociaux, séries, films, pornographie, témoignages de proches…


Ces représentations peuvent donner l’impression que les autres couples ont une sexualité très régulière, spontanée et intense.


Il est alors facile de se comparer :

« Nous ne faisons l’amour qu'une fois par semaine… »
« Nous sommes ensemble depuis plusieurs années et nous avons beaucoup moins de rapports qu'au début. »
« Est-ce que notre couple fonctionne normalement ? »

Mais nous ne connaissons jamais réellement la sexualité des autres couples.


La comparaison peut donc créer une pression inutile.


La fréquence évolue au cours de la vie


La sexualité n’est pas figée.


La fréquence des rapports peut évoluer en fonction de nombreux événements :

  • le début d'une relation

  • le travail et la fatigue

  • Un déménagement

  • la charge mentale

  • la grossesse et le post-partum

  • la parentalité

  • la ménopause

  • une maladie

  • certains traitements médicamenteux

  • des difficultés dans le couple

  • des périodes de stress

  • des changements personnels


Il est donc tout à fait possible d’avoir une période avec beaucoup de rapports sexuels, puis une période avec moins de sexualité.


Cela ne signifie pas nécessairement que le couple va mal.


Plus de rapports = plus d’amour ?


Pas forcément.


La fréquence des rapports sexuels ne permet pas de mesurer l’amour, l'attachement ou la complicité d’un couple.


Un couple peut avoir peu de rapports sexuels et être très proche, tendre et épanoui.


À l'inverse, une fréquence élevée ne signifie pas automatiquement que la relation est satisfaisante.


La qualité de la relation ne se résume pas au nombre de rapports sexuels.


Et lorsque les partenaires n'ont pas le même désir ?


C'est une situation très fréquente.


L’un peut avoir envie de rapports plusieurs fois par semaine tandis que l’autre ressent du désir beaucoup moins souvent.


Cette différence peut devenir source de frustration ou de culpabilité.


La question n’est alors pas forcément :


« Qui a une libido normale ? »


mais plutôt :


« Comment pouvons-nous trouver un équilibre qui respecte les besoins et les limites de chacun ? »


Cela passe notamment par la communication, l’écoute et la possibilité de parler de ses envies sans transformer la sexualité en obligation.


Faut-il s'inquiéter si on ne fait « pas assez » l'amour ?


Il n'y a pas de fréquence à partir de laquelle il faudrait commencer à s'inquiéter.


En revanche, il peut être intéressant de se questionner lorsque la sexualité devient source de :

  • souffrance

  • frustration importante

  • conflits répétés

  • sentiment de rejet

  • pression ou obligation

  • éloignement dans le couple


Dans ces situations, le problème n’est pas nécessairement le nombre de rapports, mais ce que cette différence représente pour chacun.


Et si nous faisons beaucoup l'amour ?


Là encore, il n’existe pas de « trop ».


Une fréquence élevée n’est pas problématique en soi si elle convient aux personnes concernées et qu’elle reste librement consentie.


La sexualité devient préoccupante lorsqu’elle est vécue comme une contrainte, entraîne une souffrance ou prend une place qui n’est plus choisie.


Alors, combien de fois faut-il faire l'amour ?


La réponse est finalement assez simple :

autant de fois que cela convient aux personnes concernées.


Il n’existe pas de chiffre magique.

Une sexualité épanouie peut être quotidienne, hebdomadaire, mensuelle… ou prendre d’autres formes que les rapports sexuels.


L'important n'est pas de correspondre à une norme extérieure, mais de trouver un rythme qui vous convient à vous et à votre couple.


La bonne question n’est donc peut-être pas : « Combien de fois devrait-on faire l’amour ? » mais plutôt : « Est-ce que notre sexualité nous convient ? »


Si la fréquence des rapports devient une source de tensions, de pression ou d’incompréhension dans votre couple, un accompagnement en sexologie ou en thérapie de couple peut permettre de mieux comprendre ce qui se joue et de retrouver une sexualité plus sereine.

Commentaires


bottom of page